EUROPE

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    Cette sous catégorie est rattaché à la rubrique : La formation et l'Europe (L'offre de formation à La Réunion)

  • La formation et l'Europe

    Les politiques publiques de l'emploi et de la formation professionnelle en France sont en interaction non seulement avec les politiques européennes et internationales sur les même thèmes, notamment dans le cadre de la stratégie européenne pour l'emploi, mais également avec les thématiques voisines, comme l'aménagement du territoire.

    >> Portail des politiques publiques de l'emploi et de la formation professionnelle :

    Fonds européen d'ajustement à la mondialisation (FEM)

    Fonds national de revitalisation des territoires (FNRT)

    >> Site officiel du Fonds social européen (FSE)

  • Le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) vient d’adopter un rapport consacré aux réformes des marchés du travail en Europe

    Ce rapport met en exergue l’effet de la crise qui a exacerbé les déséquilibres du marché du travail survenu en 2008. La crise a eu un impact majeur sur les marchés du travail européens. Le taux de chômage des jeunes au sein de l’Union européenne est passé de 15,5 % en 2007 à 22,2 % en 2014 soit 6,7 % depuis la crise.

    Partant de ce postulat, le COE a rendu un rapport sur les réformes des marchés du travail en Europe. Le document identifie les orientations communes mises en œuvre en Europe ces dernières années. Les principaux enjeux communs concernent l’éloignement des jeunes du marché de l’emploi et l’augmentation du chômage de longue durée.

    Parmi les dix pays européens (Allemagne, Autriche, Danemark, Espagne, Irlande, Italie, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Suède), l’Italie et le Portugal se trouvent dans une situation plus préoccupante puisque les taux de chômage atteignent 42,7 % et 34,8 %.
    Autre élément préoccupant, le taux de chômage des jeunes qui ne travaillent pas et ne suivent ni études, ni formation, a augmenté entre 2007 et 2014, passant ainsi de 14,4 % à 16,6 %.

    Quant au chômage de longue durée, il prend des proportions importantes dans plusieurs pays européens. En Espagne, le taux de chômage est passé de 20,4 % en 2007 à 52,8 % en 2014 ; en Irlande de 30 % à 59,2 % sur la même période. En Suède entre 2008 et 2010, le taux de chômage est passé de 13 % à 21 %.

    S’agissant des premiers effets de la réforme, le rapport indique que « Dans les pays du Sud, les réformes ont été profondes mais sont encore très récentes. En revanche, le taux de chômage s’améliore en raison de la croissance, mais reste très élevé ».

    Pour améliorer le marché du travail en Europe, le rapport préconise :
    « L’assouplissement du droit du contrat de travail, marqué pour les emplois permanents, moins net pour les emplois temporaires ou atypiques ;
    La décentralisation de la négociation collective et l’assouplissement des mécanismes de flexibilité interne ;
    La recherche de modération salariale et de baisse dans certains pays ;
    La réforme des règles des régimes d’assurance chômage et d’assistance pour les rendre plus incitatifs au retour à l’emploi et souvent accessibles à un plus grand nombre ;
    L’accent mis sur les gains d’efficacité au sein des services publics de l’emploi et la dynamisation des politiques actives du marché du travail
    ».

    Consulter le rapportsur le site du Conseil d’orientation pour l’emploi

  • Le défi de la validation : l’Europe en passe de reconnaître toutes les formes d’apprentissage

    L’inventaire européen de l’apprentissage non formel et informel réalisé par le CEDEFOP, offre un panel d’informations détaillées sur l’évolution de la validation des acquis dans l’ensemble des pays de l’Europe. Selon l’inventaire de nombreux aspects sont à améliorer, en particulier la fiabilité des informations sur le recours aux dispositifs de validation ainsi que sur leur utilisation.

    Pour mettre à jour cet inventaire, le CEDEFOP a mené des investigations sur le nombre annuel de candidats à la validation et sur les résultats obtenus. Les données indiquent que dans la plupart des pays, la demande de validation va croissant. Font exception, les pays dotés de longue date de systèmes de validation, comme la France et les Pays-Bas, où la demande semble se stabiliser.
    La recommandation du Conseil de 2012, qui fixe à 2018 l’échéance pour la mise en place de dispositifs nationaux de validation, marque la volonté publique des Etats membres de l’Union européenne d’avancer sur la voie de la validation. Cette dynamique devrait influer fortement sur les modes de structuration et d’utilisation des systèmes nationaux.
    Cette recommandation exhorte les Etats membres à « mettre en place des dispositifs de validation de l’apprentissage non formel et informel ». Cette dynamique vise à favoriser les salariés en vue de valider leurs savoirs, aptitudes et compétences acquis hors du système non formel et informel.
    La validation de l’apprentissage non formel et informel reste très fragmentée en Europe. La fragmentation des pratiques de validation explique en partie pourquoi le recours aux dispositifs de validation et leur utilisation au sein de chaque pays sont différentes.
    Pour y remédier, l’inventaire préconise d’établir des stratégies nationales de validation globales. Ainsi, le nombre de pays engagés dans cette démarche est passé de cinq à treize depuis 2010. Parmi les pays, la Finlande, l’Espagne et la France ont instauré une stratégie d’ensemble englobant tous les sous-systèmes éducatifs (enseignements professionnel, enseignement général et enseignement supérieur).
    Le cadre juridique de cette stratégie de validation offre aux personnes intéressées divers avantages comme :
    •    dispositif stable sur les droits et responsabilités,
    •    grande clarté sur les procédures et les recours,
    •    règle régissant la proportion des crédits lors de la validation.

    Trois pays ont opté pour ce cadre juridique unique : France, Malte et Turquie. En Islande, elle est régie par le cadre juridique applicable à l’éducation des adultes. En Irlande et en Hongrie, le cadre juridique relève de la législation de l’enseignement supérieur et de l’éducation des adultes.

    La volonté de mettre en place des dispositifs de validation est indéniable. Alors que les Etats membres se rapprochent de l’échéance de 2018, l’inventaire de 2014 met aussi en exergue les défis que les pays doivent relever.


    Source : CEDEFOP – Note d’information, novembre 2014. n°2, 4 p.

  • Perspectives pour la révision de la stratégie Europe 2020

    Lancée en 2010, la stratégie Europe 2020 a été créée dans l’objectif de relancer la compétitivité et l’emploi dans l’Union européenne. Malgré les résultats obtenus dans les domaines de l’éducation et de la lutte contre l’abandon scolaire, selon le CESE, le bilan reste mitigé aujourd’hui. L’avis rendu public par le Conseil économique social et environnemental publié en juin 2015 vise plusieurs objectifs.

    Ces objectifs se déclinent ainsi :

    •    75 % de la population entre 20 et 64 ans seront dotée d’un emploi
    •    3 % du PIB sont consacrés à la R&D
    •    Augmentation de la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie pour atteindre 20 %
    •    Un taux de jeunes ayant quitté prématurément l’éducation et la formation inférieur à 10 % et au moins 40 % des 30-34 ans diplômés de l’enseignement supérieur ou équivalent
    •    Réduction de la pauvreté d’au moins 20 millions des personnes confrontées au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale …

    La crise financière et économique qui a sévi en Europe depuis 2008 explique en partie ces résultats. Les réponses apportées et les mesures prises aux niveaux national et européen sous la forme de politiques budgétaires contraignantes démontrent ces résultats décevants.
    Ces différentes conséquences incitent le CESE à placer la stratégie Europe 2020 au coeur des débats. Le Conseil économique, social et environnemental souhaite marquer sa conviction et incite pour cela l’Union européenne à se doter d’une stratégie globale au service d’une croissance durable. Dans ce contexte, la Commission européenne préconise de :
    •    Donner un rôle central à la stratégie Europe 2020,
    •    Enrichir les objectifs pour mieux tenir compte de la réalité,
    •    Repenser la stratégie pour répondre aux nouveaux enjeux mondiaux.
    Le CESE entend souligner l’importance de ce projet ambitieux pour l’Union européenne plus que jamais nécessaire dans une période marquée par le scepticisme à l‘égard de l’Europe. Convaincu que l’Union européenne a besoin d’une stratégie globale pour une croissance durable et des emplois de qualité, cette stratégie vise à remédier aux inégalités croissantes.

    Perspectives pour la révision de la stratégie Europe 2020 – Avis du Conseil économique, social et environnemental présenté par DELMAS Alain, rapporteur au nom de la section des affaires européennes et internationales. juillet. 2015. 66 p.

    Consulter le document(format pdf)

  • Rapport d’information sur la validation de l’apprentissage non formel et informel

    La Commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale a présenté le 1er juillet un rapport d’information sur la validation de l’apprentissage. La valorisation de l’apprentissage intervenant dans des contextes non institutionnels et non formels est une démarche particulièrement importante pour favoriser l’apprentissage tout au long de la vie, notamment chez les personnes défavorisées ou peu qualifiées.

    Cette démarche de valorisation vise plusieurs objectifs :
    •    Valoriser les connaissances acquises des personnes
    •    Renforcer leur employabilité et la mobilité
    •    Accroître leur motivation.

    Promouvoir la validation de l’apprentissage non formel et informel en Europe à tous les niveaux pour flexibiliser les parcours et favoriser l’employabilité des individus grâce à la reconnaissance de leurs compétences, quel que soit le contexte de leur acquisition, est une ambition forte qui fait consensus auprès des pays européens, et qu’on connaît plus classiquement en France sous la dénomination de Validation des acquis de l’expérience (VAE).

    Instauré en 2002, le dispositif VAE est monté en puissance en France selon le rapport. A ce jour près de 1 300 certifications sont accessibles par la VAE. Pour autant la VAE reste marginale pour des diplômes dont la principale voie d’accès est la formation initiale qui ne représente que 2 % des diplômes à finalité professionnelle en 2012.

    Concernant la VAE, même si la France semble bien se positionner, il n’en demeure pas moins d’être conscients des défis et des enjeux qui seront posés par la mise en œuvre d’ici 2018 des modalités de validation de la formation non formelle et informelle.

    Voir aussi«  Le défi de la validation : l’Europe en passe de reconnaître toutes les formes d’apprentissage»

    DOUCET Sandrine. Rapport d’information sur la validation de l’apprentissage non formel et informel. Commission des affaires européennes. Juillet 2015. 81 p.

    Consulter le rapport d'information sur la validation de l'apprentissage non formel et informel (format pdf)

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