La dynamique démographique que connait la région Est depuis 1990 ajoutée aux contraintes foncières de la zone d’emploi Nord (concentration et renchérissement du foncier) participent au développement économique de la zone d’emploi Est, dans un contexte marqué cependant par un chômage important (32 %). Le tissu économique de l’Est représente 14 % des établissements de l’ile et se caractérise par le poids de l’agriculture, de la construction, de la santé et de l’action sociale ainsi que de l’enseignement et des autres activités de services (notamment l’emploi associatif). Les indépendants et artisans sont bien présents dans l’Est. Le marché du travail se dégrade entre 2012 et 2013 dans l’Est: la Demande d’Emploi en Fin de Mois de catégorie ABC (DEFM ABC) augmente de plus de 1 000 individus, passant de 19 409 en 2012 à 20 486 en 2013, soit 16 % de la DEFM de l’ile.

A l’image du profil régional, les familles d’activités professionnelles les plus recherchées sont celles d’agent d’entretien et de « jardiniers maraichers » (essentiellement entretiens des espaces verts). L’offre d’emploi enregistrée a nettement diminuée, passant de 4 380 à 3 517. On retrouve là aussi une représentation importante des offres dans les métiers d’agents d’entretien et de « jardiniers maraichers ».
Le taux de scolarisation des 18-24 ans est plus faible que le profil régional (34 % contre 38 % sur l’ile). Avec 3 650 élèves et apprentis en formation initiale dans la voie professionnelle
(soit 18 % de l’ensemble de l’ile), les filières de formation dans le bâtiment second oeuvre, le commerce, l’électricité énergie, la mécanique et la santé-action sociale sont bien représentées comparées au profil régional, à l’inverse de l’hôtellerie restauration, transport, gestion et agriculture. Le poids des équipements structurants comme le centre de formation du bâtiment de l’URMA à Saint André et l’IRTS à Saint Benoit explique une partie de ces spécialisations.
Lors des ateliers qui se sont tenus en 2013 avec les acteurs locaux de l’emploi formation, ces derniers ont souligné les risques concernant l’équipement du territoire (bas débit, infrastructures d’aménagement et besoins de logements neufs ou en rénovation). Les conditions de travail dans le domaine du transport ainsi que la faible attractivité des métiers d’agriculteurs sont des risques identifiés pour le développement des compétences dans ces secteurs.
Les opportunités du territoire sont liées aux différents projets en cours, avec la création de grandes surfaces, le projet de rénovation urbaine et d’équipements (TCSP). Enfin la préservation du caractère naturel de certains sites est un des enjeux en matière de développement agrotouristique.

 

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