Historique du dispositif de la Lutte contre l'illettrisme à La Réunion

Quelques indicateurs sur l'illettrisme à La Réunion

On distingue au moins trois grands types de publics en difficultés avec la langue :

  • Pour un adulte qui a été scolarisé : il s'agit de réapprendre, de renouer avec les formation de base : lire, écrire, compter. C'est la lutte contre l'illettrisme
  • Pour un adulte qui n'a jamais été scolarisé : il s'agit d'apprentidre à lire, écrire et compter. C'est l'alphabétisation.
  • Pour un nouvel arrivant en France qui ne parle pas la langue : il s'agit d'un problème linguistique. C'est l'apprentissage du Français Langue Etrangère

Source : Agence nationale de lutte contre l'illettrisme

Il faut en premier lieu souligner qu'à La Réunion, la problématique de l'analphabétisme et de l'illettrisme fût posée dès 1970 avec notamment l'ARCA (Association Réunionnaise de Cours pour Adultes). le "taux déclaratif" de l'analphabétisme/illettrisme réunionnais, entre 1954 et 1996, est en nette diminution. Par contre, le "taux testé" entre 1988 et 2011 diminue plus  faiblement.

 

Les indicateurs actuels de l'illettrisme

L'enquête INSEE/IVQ menée à La Réunion en 2011 révèle qu'à La Réunion :

- 116 000 personnes sont concernées par le phénomène de l'illettrisme, soit 22,6 % des 16-65 ans ayant été scolarisés en France. Il en ressort également qu'un jeune sur sept se trouve en sotuation d'illettrisme.

- 14 % des jeunes de 16 à 29 ans rencontrent des difficultés face à l'écrit

- 33 % des personnes âgées de 50 à 59 ans se trouvent également en grande difficulté

- 39 % des personnes de 60 à 65 ans sont en situation d'illettrisme, cependant comparativement à 2007, la part de cette tranche d'âge diminue entre 2007 et 2011, passant de 52 % à 39 %.

Les hommes sont deux fois plus en difficulté que les femmes.

La parts des personnes sorties du système scolaire sans qualification reste très élevée, même parmi les générations les plus jeunes. En 2010, 35 % des 20 à 39 ans ont un niveau inférieur au CAP (17 % en France métropolitaine).

 

En Métropole, si le taux est 3 fois moindre, 7 % d'après l'enquête INSEE/IVQ de 2011, cela concerne tout de même 2 500 000 personnes (www.anlci.gouv.fr). Par ailleurs, en ce qui concerne les jeunes (filles et garçons de 17 ans), nous disposons des chiffres du Service national (Journée Défense et Citoyenneté).

 

En 2012, c'est un peu moins de 16 % des jeunes testés qui se trouvent en très grande difficulté de lecture, contre 17 % environ en 2010.

Pour tous compléments de ces indicateurs, il est apparu clairement qu'un effort conséquent devrait être mis en oeuvre pour mieux :

- définir et gouverner une politique globale et concertée

- consolider un dispositif inter institutionnel régional de prévention et de lutte contre l'illettrisme

- coordonner l'ensemble des actions en visant des résultats tangibles et plus efficients.

D'où la mise en place d'un dispositif renforcé en 2010-2015.

 

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